Le droit dans les rets de l’art

Il a bien fallu qu’un jour, un écrivain, souhaite bénéficier d’une (juste) rémunération pour son travail. Et le droit créa l’auteur.

Le droit, contraint de déterminer ce qui est visé par le droit d’auteur, détermine ce qu’est un auteur. Cette détermination est nécessairement d’ordre général. Il n’est donc pas étonnant que le concept d’auteur soit en extension continue au point qu’il soit en passe de perdre tout caractère discret.

La question posée au droit par la photographie permet de saisir un autre mouvement d’extension : en plus du concepteur, du propriétaire de l’objet physique, il y a le droit afférent au sujet représenté, son propriétaire ou ayant droit.

Ces mouvements extensifs du droit visant l’art semblent inversement proportionnels au mouvement de singularisation et de diversification du geste artistique, au point qu’on ne peut que s’interroger sur la contrainte que le droit exerce sur l’exercice de l’art. Sauf peut-être, pour l’art, à prendre le droit pour son objet de spéculation artistique. C’est ce que cette proposition de cours-conférence se propose de faire.

Espaces d’interférences narratives

Si la profusion de récits éphémères, fragmentaires, recomposables et formatés conduit maintenant à une préoccupante uniformisation des cultures, le désir de contre-narrations élaborées notamment par les artistes pourrait tout aussi bien se révéler capable de donner corps à une mondialité fondée sur une nouvelle forme d’humanisme.

CONVOCARTE — revue des sciences de l’art.

Quel serait l’effet « micropolitique » du travail d’un artiste qui intègre à la sphère artistique une structure de travail qui se veut agissante au niveau « macropolitique » : un cabinet ministériel. Et que fait l’artiste lorsqu’il travaille en politique ? L’art prendrait-il sa revanche, comme un acte manqué (de l’art) qui viendrait révéler à l’artiste son insistance têtue ?

Quand pas encore est déjà

En passant de la salle de spectacle à celles du musée le cinéma a inventé une narration différente, non linéaire, puisque ne maitrisant plus la concommittence du début et de la fin du spectacle et du récit. En épousant la forme de ce qu’il évoque, ce texte interroge quelques arrangements avec la linéarité des récits antérieurs ou extérieurs à ce passage : début d’un film, génériques, histoire du cinéma. Ce faisant, cette étude montre que ce qui semble un effet du passage de la salle obscure à la salle claire travaillait et travaille toujours, de nombreux films; le passage évoqué apparaît alors la mise en lumière de ce qui avait toujours été là, ce qui ne doit pas être sans conséquence sur l’appréhension du cinéma en général.

Document-monument

Nous nous intéresserons au geste artistique qui consiste à arracher un objet à sa condition documentaire pour en faire un objet artistique. Nous nous interrogerons à la fois sur la distinction entre document et monument et sur les modalités de la conversion de l’un en l’autre. Enfin, nous situerons cette réflexion dans le contexte de la production de documents issus de la recherche en art.