En utilisant des documents et des archives, en convoquant des récits et des faits avérés, la pratique de Bruno Goosse se veut une relecture de récits constituant les marges de l’histoire. Il interroge le rapport souvent non discuté d’une société à la valeur qu’elle donne aux choses. Ce site présente ses principaux projets de recherches artistiques. Leur dissémination peut donner lieu à des expositions à des publications et à des écrits.

Apprendre à raconter des histoires amorales parce qu’à voix multiples, à conséquences en cascades, qui ne respectent pas la différence entre ce qui compte et ce qui peut être négligé, c’est peut-être apprendre à cultiver un type de savoir crucial s’il s’agit d’apprendre à vivre dans les ruines, là où tout idéalisme, tout attachement à des abstractions justifiant le pouvoir de « simplifier », l’économie de l’art d’observer, mènent au désastre.
Isabelle Stengers

Préface de « Le champignon de la fin du monde », de Anna Lowenhaupt Tsing, les empêcheurs de penser en rond/la découverte, 2017.