2019 inspiration / exposition

A l’invitation du centre d’art de St Omer, espace36, inspiration / exposition, sept et oct 2019.

Prenant au sérieux l’existence d’un ancien sanatorium sur le plateau d’Helfaut, à Saint-Omer, ce projet interroge la tension entre un modèle consistant à isoler les malades des biens portants en modifiant leurs conditions de vie en un lieu donné (le sanatorium ) et la possibilité de rendre plus saines les conditions de vie des femmes et des hommes candidats à la maladie.
Ce choix est à l’origine d’une pensée de la séparation dont les effets sont aujourd’hui tangibles.

PORTRAITS DE PAYS. TEXTES, IMAGES, SONS

Waterloo est le nom d’une petite ville en périphérie de Bruxelles. Ce nom est connu dans le monde comme celui d’une bataille. Il est tellement connu qu’il est devenu un nom commun. C’est aussi le nom d’un champ. Mais ce champ n’est pas situé à Waterloo. C’est la contingence de la localisation du quartier général du vainqueur de la bataille qui a donné son nom au champ. Cette variabilité du toponyme proche d’une délocalisation a-t-elle favorisé l’utilisation du nom propre comme nom commun ? Derrière cette question anodine se profile une géographie fluide dont la conférence envisage de dresser le portrait.

Rencontre

Maison CFC Le 27 juin 2019, à 19h, j’aurai le plaisir d’être accueilli à la Maison CFC, (anciennement Librairie Quartiers Latins) par Muriel Verhaegen pour une rencontre autour du livre Classement diagonal qui sera présenté par Sofiane Laghouati, conservateur au Musée royal de Mariemont. Plus d’informations

VARIABILITÉ, MUTATION, INSTABILITÉ DES CRÉATIONS CONTEMPORAINES

Heureux d’avoir l’occasion de mettre en discussion les enjeux du passage du film à l’exposition et de l’exposition au livre, à partir du travail réalisé autour de classement diagonal dans le cadre de ce colloque qui se déroulera à l’université Jean Monnet de Saint-Etienne les 3 et 4 juin.

Architectures coloniales pour musée décoloniaux?

Le musée Tervuren venant de ré-ouvrir se présente aujourd’hui comme « un espace de dialogue sur un pied d’égalité entre Européens et Africains » (sic), faisant le méa-culpa de son histoire coloniale. Si les travaux et les réflexions autour de la nouvelle exposition permanente du musée battent leur plein, on a trop peu interrogé l’architecture même du lieu. Comment envisager un questionnement de son architecture, une dé-sacralisation et une historicisation critique de celle-ci et des musées coloniaux en général. Ces architectures peuvent-elles réellement être réhabilitées, réinvesties ou tout geste de réparation en leur sein est-il voué à l’échec?

Qui l’eût vu ? Leçon de Wittgenstein appliqué

Trop vues, déjà vues, pas encore vues, il est des choses que l’on a sous les yeux mais que l’on ne voit pas.
À en croire Wittgenstein, c’est la cécité qui menace au premier chef le philosophe, prisonnier de ses systèmes de pensée, qui ne parvient pas à voir les nouveaux sursauts du monde réel. C’est la raison pour laquelle Wittgenstein invente une méthode philosophique, qui s’inspire autant du traité sur la métamorphose des plantes de Goethe que des travaux de psychologie expérimentale. On l’appelle indifféremment la « vue synoptique » ou la « saisie aspectuelle ». Il s’agit précisément de rendre justice à l’infinie variété du monde sensible, à sa capacité à se faire voir sous de nouveaux aspects et à se renouveler sans cesse.