droit

  • Souveraineté populaire : ce que la BD fait au récit

    Publié en 2019 dans « Espaces d’interférences narratives ; Art et récit au XXIe siècle » aux Presses universitaires du Midi, sous la direction de Jean ARNAUD ce texte interroge la bande dessinée comme art démocratique. La bande dessinée est un art populaire. Puisque l’artiste, lui, « est souverain, dans le sens fort du mot », ne devrions-nous pas nous demander comment la bande dessinée conjoint souveraineté et dimension populaire ? Peut-on parler de souveraineté populaire ?

  • Le droit dans les rets de l’art

    Il a bien fallu qu’un jour, un écrivain, souhaite bénéficier d’une (juste) rémunération pour son travail. Et le droit créa l’auteur. Le droit, contraint de déterminer ce qui est visé par le droit d’auteur, détermine ce qu’est un auteur. Cette détermination est nécessairement d’ordre général. Il n’est donc pas étonnant que le concept d’auteur soit en extension continue au point qu’il soit en passe de perdre tout caractère discret. La question posée au droit par la photographie permet de saisir un autre mouvement d’extension : en plus du concepteur, du propriétaire de l’objet physique, il y a le droit afférent au sujet représenté, son propriétaire ou ayant droit. Ces mouvements extensifs du droit visant l’art semblent inversement proportionnels au mouvement de singularisation et de diversification du geste artistique, au point qu’on ne peut que s’interroger sur la contrainte que le droit exerce sur l’exercice de l’art. Sauf peut-être, pour l’art, à prendre le droit pour son objet de spéculation artistique. C’est ce que cette proposition de cours-conférence se propose de faire.

  • Le retour de l’artiste (dé)masqué

    Publié dans la revue Convocarte n°4 « Art et activisme politique: théorie, enjeux et concepts, en 2017. La question que je souhaite aborder ici est celle de l’effet « micropolitique » du travail d’un artiste qui intègre à la sphère artistique une structure de travail qui se veut agissante au niveau « macropolitique » : un cabinet ministériel. L’art prendrait-il sa revanche sur l’artiste, comme un acte manqué (de l’art) qui viendrait révéler à l’artiste son entêtante insistance ? C’est ce que nous espérons interroger.

  • projet NOTES JAUNES

    projet NOTES JAUNES

    Le projet « notes jaunes » repose sur la réactualisation de documents utilisés pour communiquer selon une ligne hiérarchique précise au sein des cabinets ministériels.

  • Document, fiction et droit dans l’art contemporain

    Document, fiction et droit dans l’art contemporain

    La fiction juridique permet une critique radicale de la hiérarchie commune en permettant « dans les faits » qu’une fiction devienne réalité. La stabilité du partage ainsi révoquée, il s’agit maintenant, par différents dispositifs plastiques, d’expérimenter la fiction avec les faits et les faits avec la fiction, comme il s’agit d’expérimenter l’art avec le monde.

  • pochette du migrant

    pochette du migrant

    Cette pochette fait partie de l’installation no vacancies Elle compare des extraits de tests de citoyenneté et de l’engagement du voyageur responsable.

  • projet EXIT

    projet EXIT

    Le projet exit est construit en bordure et en complément du film « exit ». Il recycle les chutes, les restes, les idées abandonnées. Il prend pour sujet la frontière et tente de s’y situer.

  • around exit

    around exit

    Publié en 2013, à La Part de l’Oeil, ce livre trouve son origine dans le film EXIT, qui tente de montrer ce qu’est une frontière. En voyageant de proche en proche, des frontières internes qui disparaissent aux frontières extérieures qui se renforcent, en prenant la limite pour sujet, le projet en fut affecté au point de passer la limite de sa définition.

  • L’ordre de Bologne

    L’ordre de Bologne

    S’il faut poser la question de l’enseignement de l’art depuis une position juridique, en s’interrogeant sur l’effet des textes législatifs qui le régissent, il faudrait y inclure la question, plus vaste, de la relation entre l’art et le droit, de ce que l’art doit au droit et à ses fictions. La dette historique des artistes envers le droit est, depuis les travaux d’Ernst Kantorowicz, bien connue et les travaux de Judith Ickowicz montrent l’utilisation récente par les artistes des possibilités offertes par les fictions juridiques. Duchamp en est un exemple. Entre l’art et le droit il y a une circulation possible des places et des concepts qu’il faudrait sans doute préciser davantage. Surtout, il ne faudrait pas ne voir dans le droit que son aspect prescriptif.